• L'église • Le monument aux morts
• Les vitraux de l'église paroissiale • L'Usine Crozier, manufacture des soies et velours
• Le four du Montay • Le château de Vavre (privé)
• Le pisé • Les maires de Jameyzieu
• Les lavoirs • Les maires de Tignieu
• Les 7 croix • Patrimoine naturel : Le marais de la Léchère
• La Marianne • Le puits du Gambaud
• Les archives • RUBRIQUE "LES GENS D'ICI"

L'église


Construite en 1893, elle a été achevée en 1894. Son style est néo-roman.
Elle fut financée à 50% par le monastère des Chartreux (communauté riche qui encourageait la construction de nouvelles églises) et à 50% par l’Etat.
Cette construction a été réalisée avec soin et mérite un regard attentif.
Le mécanisme manuel de l’horloge est intéressant, du fait de sa rareté. L’horloge a été achetée le 22 décembre 1895. Les cloches ont été électrifiées.
Une cloche datant de 1725 constitue un petit trésor puisqu’elle est l’une des plus anciennes du département (la plupart ont disparu pendant la révolution de 1789.
Elle accueille de magnifiques vitraux, dont certains ont été endommagés. Le plan de la construction se trouve aux archives en mairie.
Sources : travail d’Elisabeth Roux

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Les vitraux de l'église paroissiale


Peu nombreuses sont les églises qui présentent une composition de verrières homogènes complètes ayant traversé le 20ème siècle sans subir de dommages irrémédiable.
Les vitraux de Tignieu ont été réalisés par Etienne BUCHE maître verrier à Grenoble en 1894.
Dans l'église de Tignieu, 15 vitraux (nombre considérable pour l'époque pour une église rurale), sont répartis entre la nef, le transept et le coeur.

Ceux de la nef sont des verrières losangées.
Le transept comprend 4 vitraux historiés et 2 occulus aux vitraux stylisés.

Au fond du coeur, 3 verrières figurées à personnage :
- au centre le Christ représenté en docteur de l'église
- à droite Sainte Catherine d'Alexandrie
- à gauche Saint Eusèbe de Verceil, patron de l'église paroissiale de Tignieu Jameyzieu.

Dans le transept ouest : le panneau de droite symbolise l'annonciation. Le panneau de gauche reproduit l'adoration des mages.

Dans le transept est : à gauche le panneau représente la Sainte Famille. Celui de droite évoque la mort de Joseph.
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Le four du Montay


Le seul four municipal qu’il reste aujourd’hui (les autres sont privés) a fonctionné pour les particuliers jusque dans les années 50. Depuis une vingtaine d’années, il a été remis en activité.A partir du mois de mars de chaque année, il fonctionne régulièrement jusqu’à l’automne.
Il a été modifié car il empiétait sur la chaussé et laissé ouvert alors qu’il était auparavant fermé par une porte.
Il s'agit d'un four en pisé qui a malheureusement été enduit de ciment taloché. Seules les tuiles et la charpente ont gardés leur aspect d’origine.
Dans ce four on trouve encore quelques instruments traditionnels. Le chaudron, utilisé pour enlever la cendre, a quant à lui disparu…
Mr PATICHOUD connaît les techniques liées au choix du bois, à la réalisation des fagots… Il souhaite transmettre ce savoir faire. Pour cela, il s'occupe régulièrement et bénévolement de la mise en route du four, et veille sur la cuisson des brioches et autres tartes lors des différents évènement festif organisés sur la commune.

Les plans de la modification du four sont disponibles aux archives de la mairie.
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Le pisé


Tignieu-Jameyzieu présente un patrimoine architectural bâti en pisé, contrairement au bâti que l’on trouve dans les environs proches qui sont souvent des constructions en pierre, comme à Crémieu par exemple. La présence de la matière première a favorisé l’utilisation de cette technique pour l’édification des habitations principales et des dépendances.
On retrouve ce matériau dans la région de Morestel. Un travail sur ce sujet est mené par la Maison du Patrimoine des Couleurs ( réalisation d’une exposition et d’une bande dessinée, entre autre)
Cf. classeur relatif à l’exposition sur le pisé, réalisé par Mme Roux.

• Possibilité d’information par le CAUE
• Possibilité d’interventions du CPIE
• Remise en pisé de Mr Patichoud, rue du Regard doux

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Les lavoirs


Situé en limite du village, avant le hameau de Barens, on trouve un lavoir au bord de la Girine. Il date de 1896.
Un autre lavoir se trouve à Jameyzieu, après le pont, en allant sur Chamagneux. Il est en meilleur état que celui du village puisqu’il a encore son toit. Son accès est rendu difficile par la présence de taillis et de ronces. Ils mériteraient d’être restaurés.
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Les 7 croix


Les croix de Tignieu Jameyzieu sont en pierre. Les maîtres d'œuvre sont tailleurs de pierre, l'œuvre est rarement signée.
Le territoire de Tignieu Jameyzieu a gardé malgré les vicissitudes des temps le témoignage d'un passé social et politique avec ces 7 croix placées dans les différents quartiers de la commune.

Dans les villages, plusieurs lieux s'imposent pour élever une croix :
l'un systématiquement au centre du cimetière; la croix de Tignieu a été déplacée, lors de l'agrandissement sud de ce dernier. Les autres endroits sont fréquemment situés au carrefour des chemins en guise de protection et de repère et marquent ainsi les limites du bourg.

Les croix de la commune sont au nombre de 7, chiffre évoquant le symbolisme chrétien :

• les 7 jours de la création
• les 7 jours de la semaine
• les 7 sacrements
• les 7 péchés capitaux
• les 7 dons du Saint Esprit
• les 7 vertus
• les 7 églises d'asie. (cf. T.J. Infos janvier 2000)
 


La Croix du Montay

Cette croix de mission en pierre de villebois, érigée en 1867 et située au niveau du carrefour des rues du Montay et du Gambaud, a été démontée pour être restaurée, cette dernière présentant de sérieux dommages dûs au temps. Elle sera replacée ultérieurement sur le même lieu. La restauration qui sera programmée au budget s’avère lourde.
La pierre de la table qui repose sur le soubassement supportant le fût est cassée de part en part. Une réparation s’impose pour assurer l’équilibre de
l’ensemble. Des reprises sont prévues sur le fût abîmé ainsi que sur un croisillon, ou une section sera remplacée par une nouvelle pièce. S’ajoutent le démontage, la remise en place et le nettoyage de l’ensemble.
Le devis des travaux s’élève à 5.150 euros.

 
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La marianne


La Marianne de T.J est assez particulière et présente un caractère rare, du fait de son sein dénudé.
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Les archives




Afin de préserver nos archives dans le temps, nous continuons le programme de restauration commencé sous le mandat de l’ancien maire, monsieur Bon, au cours des années 1980.
Parcellaire, photo ci-dessus :
Cadastre pour la paroisse de Tignieu datant de la première moitié du XVIIIe.
Souvent de tels documents ont été brûlés pendant la Révolution, car ils servaient aux calculs des impôts.
Ce parcellaire a été restauré selon les directives des archives départementales par l’Atelier Quillet, relieur réputé qui œuvre également pour les services de l’Etat.
La couverture d’origine en piètre état n’a pu être conservée. Une nouvelle a été réalisée, à l’identique en plein veau. Les pages fragilisées et fortement abîmées ont été doublées par un papier japon. Le volume a également subit une complète désinfection.
La reliure a été montée à la main, avec le lettrage en dorure véritable, tel qu’il l’était au XVIIIe.

E Roux, Adjointe en charge du patrimoine
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Le monument aux morts


En 1921 Tignieu Jameyzieu lance une souscription pour la construction du monuments aux mort dont la recette déterminera la grandeur de l'oeuvre.
Celle-ci a été fructueuse au vu du monument pour une commune de seulement 1543 habitants (recensement de 1921).

En 1922 le Maire expose au conseil municipal que le monument aux morts pour la France est en voie d'érection , considérant que les habitants ont élevé par souscription ce monument, le conseil vote un crédit de 5 mille francs pour l'acquisition d'une statue de poilu à placer au sommet.

Le monument est inauguré en 1922.
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L'Usine Crozier, manufacture des soies et velours


Entre 1810 et 1840, l’élevage de vers à soie et la plantation de mûriers redonnent au village un essor artisanal enrayé par la révolution.

A la ferme du prieuré était installée une magnanerie assez importante. Des mûriers bordaient les chemins qui allaient de la ferme du Prieuré à Jameyzieu, et de Tignieu à Pont de Chéruy, le long de la rue des Ardennes.

L’invention de la soie artificielle, en 1884, a pour conséquence le déclin de l’élevage de vers à soie.

Dans la seconde moitié du XIXème siècle, la Fabrique Lyonnaise de Soieries étend largement son empire dans le Bas-Dauphiné. La diffusion des métiers hors de Lyon rompt avec la tradition ancienne de l’artisanat urbain dont le canut reste la figure symbolique.
Répartis dans les bourgs et les villages, les métiers « ruraux » battent pour un moindre coût de fabrication, et surtout permettent de répondre à l’augmentation de la production qui sature les 17000 à 20000 métiers lyonnais.

La motivation de la fabrique est aussi d’ordre social : les conflits entre « fabricants des villes » et « ouvriers des champs » - géographiquement isolés- sont amoindris. La main d’œuvre est essentiellement féminine et docile.
La présence des eaux de la Bourbre est un attrait supplémentaire.

Lorsqu’en 1884, les frères Crozier ouvrent leur maison de Velours Uni, Tignieu compte déjà une cinquantaine de métiers à bras. Dans l’ombre de la fabrique lyonnaise, le tissage est familier à quelques veloutiers Tignolands, « battant » à domicile.
A ses débuts, l’entreprise des frères Crozier compte un seul atelier de tissage, équipé de métiers mécaniques.
Elle emploie une quarantaine de personnes que la cloche invite chaque matin au travail.
L’organisation du travail repose sur le développement d’œuvres sociales à l’intention du personnel. Le paternalisme patronal des Crozier s’appuie sur les valeurs traditionnelles de la famille.

A sa fondation en 1911, l’Asile Crozier accueille les enfants des ouvrières du velours.
De 1938 à 1952, l’Asile servit d’école.
A partir de 1954, des sœurs franciscaines du Sacré Cœur sont venues assurer la garderie.

Vers 1910, une fusion de capitaux s’opère entre l’usine Crozier et les maisons J.B. Martin (de Tarare), Bickert et fils, Charbin et Cie, Chavant.
A la fin des années 60, J.B. Martin, principal actionnaire de la manufacture, décide d’orienter ses capitaux sur les marchés sud-américains.

La manufacture Tignolande ferme ses portes en 1977.

Travail des services de l’inventaire de la DRAC orienté vers l’ancienne usine.
Archives de Mr ROUX Joseph
Matériel Mr VARLOUD (jameyzieu)
Matériel entreposé par la Mairie à l’Asile Crozier.

Pour un complément d'information, consulter le bulletin municipal
de janvier 2006
disponible ici en PDF.

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Le château de Vavre


Construit en 1865, on lui a donné la dénomination de château mais il ressemble davantage à une maison bourgeoise.
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Les Maires de Jameyzieu


Liste des maires de Jameyzieu

La commune de Jameyzieu à été rattachée à Tignieu par ordonnance du 7 septembre 1840.
Nous n’avons aucun registre de délibération de la commune de Jameyzieu dans les archives communales ni les procès verbaux d’assermentations des officiers municipaux de Jameyzieu pour la période allant de 1790 à l’An IX (1801) aux archives départementales.
C’est par le biais des registres d’état civil de la commune de Jameyzieu ainsi que dans les archives préfectorales cote 15M et 16 M1 versées aux archives départementales que nous pouvons retrouver les noms des édiles municipaux, mais ceux-ci ne comportent aucun renseignement d’ordre privé.
Les registres d’état civil sont tenus par les curés jusqu’à la révolution.
L’ultime curé prieur de Jameyzieu. le père Fouilleux inscrit un dernier acte en juillet 1792.

• Cité dans les archives communales serie LL pour l’année 1791 : Maurice Bertet maire de Jameyzieu il est vraisemblablement le premier maire élu de la commune.

• Le premier acte signé par G Tavernet officier public(1) de la commune, fermier date du 13 mai 1792 (1) personne qui à le pouvoir d’authentifier les actes, maire, notaire, greffier).

• A partir de l’An III décembre 1794 Etienne Montagnon signe les registres en qualité d’officier public, jusqu’à pluviôse l’An IV (16 fevrier 1796).

• Dès le 29 février 1796 soit le10 ventôse de l’An IV les registres sont signés par Jean Griot agent municipal, officier public. Il a pour adjoint municipal, Benoît Varvier.

• L’An VI prairial (mai 1796) c’est à nouveau Georges Tavernet agent municipal, officier public.

• Depuis l’An VIII le 10 vendemiaire (septembre 1799) Claude Tavernet cultivateur et agent municipal, officier public. Adjoint municipal : Benoît Varvier.

• Remplaçé dès le 10 prairial de l’An VIII (30mai 1800) par Pierre Tavernet cultivateur, maire de la commune.

Depuis l’An VIII le qualitatif de maire se retrouve sur la plupart des actes en remplacement de celui.
Officier public : appellation également attribuées aux adjoints faisant fonction d’officier d’état civil.

• L’An XI frimaire (novembre 1802) voit l’installation de Joseph Marie Sornin, nouveau maire de la commune, magistrat, habitant Pont de Cheruy, commune de Tignieu, dont il est également le maire. Il restera maire de Jameyzieu jusqu’en 1821. Il a pour adjoint en 1813 Jean Aimard.

• Octobre 1821 un nouveau maire Joseph Dumollard officie à Jameyzieu. Son adjoint : Benoît Varvier.

• Octobre 1823 Le vicomte Joseph Marie Sholto Douglas est nommé maire de Jameyzieu. Propriétaire de l’ancien Prieuré (situé rue de la scierie à Jameyzieu) des granges et terres sur la commune de Jameyzieu. Il a pour adjoint Clément Merlin.

• Lui succède en 1830 Clément Merlin, qui sera maire pendant 6 ans. Il a pour adjoint Joseph Rabilloud.

• Année 1835, Joseph Rabilloud prend la relève. C’est le dernier maire de la commune de Jameyzieu.

Une mission difficile que celle d’assister impuissant à la fusion de la commune avec celle de Tignieu malgré les démarches de résistance de la part des édiles, renforcé par celle des habitants.
Il a pour adjoint Joseph Vaillant.

La rareté des pièces justificatives à ce jour ne permet pas d’être plus précis, les maires n’ayant pas de locaux ont parfois gardé les archives chez eux, ont oublié de les reverser ou les ont stockées dans d’autres services, parfois nous avons la surprise de découvrir des paperasses à la brocante ou ailleurs dans des mains privées, ce travail pourra probablement être complété en fonction des trouvailles.

Recherches documentaires :
Aux Archives Départementales.
Serie 1K et 15M et à l’association des maires de France.
Bibliographie :
Les Institutions de la France sous la Révolution et l’Empire, Jacques Godichon • Dictionnaire de la Révolution, J Tulard J-F Fayard A Fierro • Les maires de France du Consulat à nos jours, Maurice Agulhon • Guide de la commune, V Marchand et F Touboul.

Sources : travail d’Elisabeth Roux

Pour un complément d'information
sur la création des communes, les attributs de la fonction de maire, l'uniforme des maires, téléchargez ici en pdf l'article issu du bulletin municipal de janvier 2007.

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Les Maires de Tignieu

• Ière partie :
De la Révolution à la Monarchie de Juillet

« Communes »
C’est le nom que prirent dès 1789
les paroisses religieuses transformées
en unités administratives.
La Constituante décida la formation
de municipalités qui furent élues par
les citoyens actifs.


La Constitution de l’An III (août 1795)
Le Directoire crée les municipalités de canton avec à sa tête, un président dans le chef-lieu. Pour le nôtre, il s’agit de Crémieu.
Au sein de chaque commune, le maire élu devient agent municipal, faisant fonction d’officier public. Ses responsabilités restent les mêmes que précédemment, sinon qu’il a obligation de participer à la municipalité cantonale dont il est le rapporteur politique pour sa communauté.

La Constitution de l’An VIII (décembre1799)
Cette période voit la disparition des municipalités de canton. Concernant les communes de moins de 5000 habitants, le maire est nommé par le préfet, tandis que les conseillers sont choisis sur une «liste de confiance», en somme une liste de notabilité.Cette dernière est établie par élection.
Cependant, dans les communes de moins de 1000 habitants, ce sont en majorité des laboureurs parmi les plus imposés qui siègent. Néanmoins, le maire doit savoir lire et signer.
Depuis la loi du 22 pluviôse de l’an VIII l’appellation «maire» remplace celle d’«agent municipal».
Le maire est nommé pour une durée de 3 ans.

Pluviose An IX (janvier 1801)
Le maire est chargé seul de l’administration de la commune. Les conseillers ne sont consultés que lorsqu’ il le juge utile.
Ce pouvoir absolu est exercé pendant plusieurs décennies, renforçant le prestige attaché à la fonction.
A partir de septembre 1802 les conseillers sont en place pour 10 ans, le maire et son adjoint pour 5 ans.
La chute de l’Empire

La Restauration (1814 –1830)
La Restauration rétabli le suffrage censitaire : seuls les hommes de 30 ans payant un (cens), impôt de 300 frs, ont le droit de vote.
La loi du 29 juin 1820, loi «du double vote», qui permet aux électeurs les plus imposés de voter deux fois. Cette mesure avantage les plus riches, donc le courant conservateur.

Monarchie de juillet (juillet 1830–février 1848)
La loi du 21 mars stipule que le maire sera nommé et choisi obligatoirement parmi les conseillers municipaux.
Le cens passe de 300 francs à 200 francs pour les électeurs, l’âge est abaissé à 25 ans.
De 1831 à 1846 les élus sont renouvelés tous les 3 ans par moitié au cours du dernier trimestre et le maire nommé au début de l’année suivante. Sans indemnité, le maire doit être riche « pour inspirer le respect ».

Le dernier registre paroissial a été tenu par le curé Charles Sobrier, jusqu’à la fin de l’année 1792.
Celui-ci a prêté serment à la Constitution. Plus tard, il abandonne la prêtrise et vit en qualité de simple citoyen dans la commune. A partir de 1793 le mot «paroisse» est remplacé par celui de «commune».

Une mention dans le registre paroissial du 27 septembre 1792 nous indique que Sieur François Reynaud est maire.
Il est vraisemblablement le premier maire élu de Tignieu.


9 décembre 1792, Jacques Jacquin, 31 ans, laboureur, est élu maire et officier public. « Il comparaît » devant la porte de l’église à défaut de maison commune.

Brumaire An IV (novembre 1795)
François Reynaud, 40 ans, marchand au Pont de Cheruis, précédemment maire jusqu’en décembre 1792.
Il est réélu en novembre 1795 pour assumer sa tâche d’agent municipal. Officier public, en vertu de la Constitution de l’An III.
Le mot «maire» laisse la place à celui d’«agent municipal».
Il reste en place jusqu’en mars 1797.

Germinal An V (mars 1797)
Louis Rullet, 56 ans, agent municipal, laboureur, fils de Jacques et Françoise Rual.

Prairial An VI (mai 1798)
Jean Aimard, 29 ans, agent municipal, marchand au Pont de Cheruis. Il assure cette mission, jusqu’en floréal An VIII (mai 1800).

25 Floréal An VIII (8 mai 1800)
Joseph Marie Sornin
41 ans ancien officier d’état major.

Selon la nouvelle législation, Joseph Marie Sornin est choisi et nommé maire par les préfets successifs. Il obtient du préfet l’autorisation de tenir le conseil dans sa maison au hameau de Pont de Cheruis à défaut de maison commune.
Conjointement il fut nommé maire de Jameyzieu de 1802 à 1821.
Il est en charge de ce poste jusqu’à son dernier souffle, excepté quelques semaines, du 7 juin 1815 à juillet de la même année, démis de son poste pour des raisons politiques.


1815, période mouvementée.
Le premier mars, Napoléon est de retour d’exil.
Il reprend le pouvoir le 20 mars.

De nombreux fonctionnaires ralliés aux Bourbons sont déchargés de leur poste. C’est ce qui arrive au maire Sornin qui est remplacé par Antoine Barbier, maréchal ferrant, habitant Pont de Cheruis.
« Né à Tignieu le 20 mai 1755, Y décède le 27 septembre 1828. » Il devient le nouveau maire avec pour adjoint Antoine Courant.

Mais, suite à la défaite de Waterloo, l’empereur abdique le 22 juin 1815. C’est le retour de Louis XVIII, ce qui suppose des changements chez les fonctionnaires.
Si bien que dès le mois d’août, les actes sont de nouveau signés par le maire Sornin.

9 mars 1845
Voit l’installation de Jean Jacquin, 59 ans, cultivateur.
Nommé maire suite au décès du maire Sornin.
Jean Escoffier, quant à lui devient adjoint.
Tous deux prêtent serment de fidélité au roi des français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume.
Il assume la charge jusqu’au changement de régime au printemps 1848.
Il est remplacé par un maire provisoire (mai 1848).

Il est conseiller municipal depuis 1818. Il fait partie comme tous les membres du conseil des gros contribuables de la commune.
Il décède à Tignieu dans sa maison du Chatanay le 8 juin 1861.


Téléchargez ici, en pdf, l'article issu du bulletin municipal 2008 de Tignieu-Jameyzieu :

"Les maires de Tignieu
1er partie, De la révolution à la monarchie de Juillet".


• II ème partie :
De 1848 à la fin du Second Empire

La commune est la collectivité territoriale de base dans l’organisation administrative française, avec à la tête de celle-ci, le maire.

Depuis la Révolution française, le maire s’est vu confier une double fonction. Outre celle de gérer sa commune, il a pour tâche de représenter au mieux les intérêts de l’Etat.
Mais, pendant tout le XIXe siècle, il est davantage considéré comme le prolongement du bras de l’Etat que comme chef
de ses administrés. Cela est en partie du à son mode de désignation qui oscillera longtemps entre nomination et élection.

Pour la période de 1840 à 1848 la politique d’immobilisme, les tentatives de pouvoir personnel du roi, amènent à la révolution de février 1848.
Le roi Louis Philippe, abdique le 24 février 1848. Un gouvernement provisoire est formé.
Le 25 février : naissance de la Seconde République.
Le décret du 5 mars 1848 instaure le suffrage universel (masculin) sans aucune condition de cens (impôts). Le droit de vote est accordé aux hommes âgés de plus de 21 ans. Le corps électoral passe de 246 000 à plus de 9 millions d’inscrits.

Proclamation de la Seconde République le 4 mai 1848 par l’Assemblée Constituante.
Le décret du 3 juillet : Les maires sont désormais élus parmi
les conseillers municipaux eux-mêmes élus au suffrage universel, les élections ont lieu le 31 juillet 1848.
Le 11 décembre 1848 : élection de Louis Napoléon Bonaparte à la présidence de la République.

La Seconde République s’achève avec le rétablissement de l’Empire le 2 décembre 1852
Durant le Second Empire, les maires sont à nouveau nommés, soit par le chef de l’Etat pour les villes de plus de 3000 habitants, soit par le préfet pour les autres. De surcroît, les maires ne sont plus forcément choisis parmi les membres du conseil municipal.
5 mai 1855 : la loi précise et impose le renouvellement des conseils municipaux tous les 5 ans. Les communes de 500 à 1500 habitants sont régies par un maire, un adjoint et 10 conseillers municipaux. Pour être éligible il faut avoir plus de 25 ans.
1856 : à lieu le recensement de la commune,
la population s’élève à 1062 habitants.
Le 4 septembre 1870 sonne le glas du Seconde Empire

Lors de la proclamation de la République en février 1848, Jean Jacquin, maire depuis 1845 est remplacé par Jean-François Rigot. Il reste maire provisoire depuis mars 1848 jusqu’à l’installation du nouveau conseil municipal, le 20 octobre 1848.

• 20 octobre 1848 : installation du Conseil
Il est procédé à l’élection du maire au sein des 12 conseillers
présents. Le citoyen Pierre Barbier qui obtient 6 voix sur onze, est élu maire. Le citoyen Pierre Escoffier se présente en tant qu’adjoint et obtient 10 voix sur onze.
Pierre Barbier est le premier et le seul maire de Tignieu-Jameyzieu élu durant la Seconde République.

• Le 24 juillet 1852 : Antoine Crozat est nommé maire en exécution du décret du 7 juillet 1852 du président de la République.

20 janvier 1853 : mariage de Napoléon III.

Le 13 mars 1853, suivant une circulaire de monsieur le préfet et conformément à la loi, tous les membres du conseil municipal doivent prêter serment :
«Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l’Empereur.»

Août 1855 : élection, renouvellement intégral du conseil.
Antoine Crozat et nommé maire suivant une circulaire de monsieur le préfet de l’Isère, et Antoine Barbier et nommé adjoint par le même arrêté.

Janvier 1858, attentat contre l’Empereur.

20 octobre 1859 : installation et prestation de serment,
suite à la démission d’ Antoine Crozat, maire.
François Simon Thumereau, rentier, est nommé maire par arrêté préfectoral, et Claude Jacquin est nommé adjoint, en remplacement d’ Antoine Barbier, démissionnaire.

11 septembre 1860.
Installations des conseillers municipaux élus par suite du renouvellement intégral d’août 1860. Suit la liste d’après l’ordre des suffrages : François Thumereau est confirmé dans sa fonction de maire par arrêté du 5 août 1860.

4 février 1864 : délibération du conseil. A l’ordre du jour, la création de Pont de Cheruis. Retour d’enquête sur le projet
de la formation de la nouvelle commune :
Le conseil municipal s’oppose fermement à l’érection d’une commune au Pont-Chery. Ce projet est tout à fait contraire aux intérêts de la commune de Tignieu-Jameyzieu, elle verrait s’enlever un quart de la population, le tiers de son territoire et la mettrai dans l’impossibilité à l’avenir de satisfaire à ses charges communales et prie l’administration de prendre sa position en considération.

Août 1865 : installation du nouveau conseil
Le maire Thumereau, 58 ans, rentier et l’adjoint Jacquin 75 ans, sont reconduit par arrêté préfectoral.

24 juillet 1867 : Création de Pont-de-Chéruy par décret Impérial. Devant l’afflux de population sur le quartier de Pont-de-Chéruis occasionné par une industrie et un commerce en pleine prospérité, il fut question, dès 1856, d’ériger Pont-de-Chéruis en commune. Ce projet avorta, mais fut repris en 1864. Il aboutit en 1867,
en annexant des portions de territoire sur les communes de Charvieu, Chavanoz et Tignieu.
Ce fait engendre des élections anticipées sur les communes précitées.

Le 13 octobre 1867 a lieu l’installation du nouveau conseil sous la présidence de François Thumereau, maire.

26 novembre 1867 : installation de Claude Revenant.
Auparavant adjoint, il est nommé maire de Tignieu-Jameyzieu par arrêté préfectoral. Il remplace François Thumereau, maire démissionnaire. Jean-Baptiste Barbier, conseiller, est nommé adjoint, en remplacement de Claude Revenant.

7 août 1870 : élections municipales

30 août – 2 septembre 1870 : bataille perdue à Sedan, Napoléon III est fait prisonnier par les Prussiens.

4 septembre 1870 : déchéance de l’Empire, proclamation de la République à Paris.

Sources : travail d’Elisabeth Roux

Téléchargez ici, en pdf, l'article issu du bulletin municipal 2009 de Tignieu-Jameyzieu :

"Les maires de Tignieu
2ème partie, De 1848 à la fin du Second Empire".

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Patrimoine naturel : LE MARAIS DE LA LECHERE


• Téléchargez ici le DOSSIER " MARAIS DE LE LECHERE"
issu du bulletin municipal 2009 de Tignieu-Jameyzieu.


• Téléchargez ici le DOSSIER " MARAIS DE LE LECHERE"
issu du bulletin municipal 2008 de Tignieu-Jameyzieu.



 

Le marais de la Léchère de Molletunay (mentionné ainsi sur les cartes IGN), a été classé « espace naturel sensible » en 2003 par le Conseil Général de l’Isère. Il s’étend sur plus de 12 ha, dont 7ha constituent la parcelle centrale qui est propriété de la commune.
Engagés dans la protection et la valorisation de ce site, nous bénéficions ainsi du soutien financier et technique du Conseil général. Le Syndicat Intercommunal des Marais de Bourgoin-Jallieu n’a pas vocation à le prendre en charge.


L’association AVENIR, conservatoire des espaces naturels de l’Isère, nous apporte ses propositions de gestion et intervient en concertation avec la municipalité. Elle réalise le plan de préservation et d’interprétation en vue de conserver la diversité biologique du marais et de l’ouvrir au public dans le respect du patrimoine naturel.

Le nom donné au marais est dérivé du nom de la lèche (ou laiche), constituée de touffes de grandes herbes à feuilles coupantes. Cette plante inféodée à des milieux humides était utilisée jusqu’au milieu du siècle dernier comme litière pour les animaux, mais l’impact des moustiques, de la végétation parasite et le peu de rendement de ces terres ont rendu les conditions d’exploitation difficiles ; l’élevage a été peu à peu abandonné. La commune a loué la partie marécageuse à un fermier jusqu’au milieu du 19ème siècle.


Milieu physique

Le marais se situe dans une plaine caractérisée par des dépôts glaciaires provenant des glaciers de l’époque quaternaire. Ces formations correspondent
à des alluvions fluvio-glaciaires et des
reliefs constitués de dépôts morainiques.
Le marais mêle prairies et boisement humide.
Le sous-sol est constitué de haut en bas de tourbe noire, d’une couche d’argile sableuse, d’une couche de sables gris et d’une couche d’argile compacte correspondant au mur imperméable de la nappe souterraine.
L’analyse des précipitations (station météorologique de Bron) indique deux périodes pluvieuses, entre avril et juin, et entre septembre et novembre, les plus hautes se situant en mai et en octobre.
Par le passé, le marais a subi deux périodes d’inondation importante, correspondant aux précipitations de ces deux mois : mai 1983 et octobre 1993 (avec la crue de la Bourbre cette année-là) ; ces inondations n’étaient pas dues au débordement du marais mais étaient liées à la remontée de la nappe.

Les habitats naturels

Leur étude constitue un élément de base dans la gestion du marais ; un habitat naturel est le milieu qui réunit les conditions physiques et biologiques nécessaires à l’existence d’une espèce animale ou végétale.
Pour ce faire, des photographies aériennes sont calquées sur le plan cadastral. Suit alors une phase de terrain (relevés botaniques et dénomination d’après des normes européennes) ce qui permet d’apprécier l’évolution de la végétation entre deux plans de préservation et d’interprétation.
Pour le marais de la Léchère, la quantité d’eau présente dans le sol et l’évolution naturelle suite à l’abandon de l’exploitation des parcelles influencent les types d’habitat. Ainsi, le marais évoluerait vers une zone boisée si aucune intervention n’avait été prévue pour limiter la progression des ligneux.
La flore

On trouve des espèces protégées ou rares, inféodées aux zones tourbeuses. Leur conservation dépend donc de la pérennité de ces milieux. Le bilan a été fait par LO PARVI, association pour la protection des milieux naturels sur l’Ile Crémieu. On trouve :

Des espèces protégées
en région Rhône-Alpes
• L’euphorbe des marais
• La laîche à épis rapprochés (Carex)
• La gentiane pneumonanthe
Des espèces rares, en particulier :
• Le frêne à feuilles aigues
• La renoncule lâche
• L’utriculaire australe

D’autres espèces ont été déterminantes pour le classement du marais en ZNIEFF de type 1 (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique).
La faune

• Quatre espèces d’amphibiens se reproduisent sur le marais. Les grenouilles : rousses, agiles, vertes et rainettes vertes.
• Les reptiles. Ils bénéficient tous d’une protection nationale : couleuvres à collier, lézards des murailles et lézards verts.
• Les lépidoptères (papillons). Certains sont rares en Isère et protégés au niveau national, en particulier : Le maculinea azuré des paludes et le maculinea azuré de la sanguisorbe.

Sources : travail d’Hélène Marchand


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Le puits du Gambaud




Dans le cadre des travaux de la rue du Gambaud, le hangar de la propriété Bouillet située au numéro 11 de la rue a été abattu afin de permettre la réalisation du cheminement prévu tout au long de cette voie communale.
Dans ce bâtiment attenant à l’habitation se trouvait un puits privé. La décision a été prise par les élus de sauvegarder cet élément du patrimoine et ceci, malgré la complexité que cela représentait par rapport au plan des travaux de voirie.

Il s’agit d’un puits guérite avec une belle margelle en saillie du côté de l’entrée, fermée à l’origine par une porte en bois.


L’ensemble, fragilisé par l’âge et l’intervention de la pelleteuse lors de la démolition de la remise a bénéficié d’une restauration réalisée par nos agents des services techniques aux multiples compétences. Ces derniers ont consolidé le bâti,
refait la voûte qui protège le treuil
et la poulie, et sécurisé l’entrée par une porte en fer. Ce choix peu esthétique
a été retenu afin d’éviter que d’éventuels éléments n’ y soient jetés, risquant de polluer l’eau.

Sources : travail d’Elisabeth Roux

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RUBRIQUE "LES GENS D'ICI"

Plein feux sur André LEVICKY, "Le peintre des marais"





C’est dans le quartier de l’Ermite, en bordure du marais de la Léchère, que se niche la maison du peintre André LEVICKY, « le peintre de la Léchère et du marais » comme il se définit lui-même. C’est là, au cœur d’une nature miraculeusement protégée du développement urbain, qu’il puise depuis toujours une inspiration riche en émotions et en couleurs.


André LEVICKY voit le jour à Lyon en 1931. Ses parents, immigrés russe pour son père et tchèque pour sa mère, arrivés en France en 1927, s’installent en 1936 à Tignieu, dans ce quartier, dans une maison isolée sur la colline dominant la Léchère. C’est là que l’enfant développera une relation intime avec une nature alors sauvage, propice à la rêverie et à la méditation, encouragée sans doute par la sensibilité créatrice de son père, lui-même peintre à ses heures.
En 1956, il quitte la commune et épouse Andrée, jeune institutrice. De leur union naîtront trois enfants. Il travaille alors à l’usine TLH (qui deviendra l’usine TREFIMETAUX). Ce n’est qu’en 1968, après le décès de ses parents, que la famille regagnera la maison familiale du chemin de l’Ermite. C’est également à cette période qu’il commencera à peindre, dans ce « nid de souvenirs et de reconnaissance » comme il le dit lui-même.

Sa peinture, figurative, inspirée essentiellement par son environnement, est qualifiée d’impressionnisme cézanien.
S’il fallait la définir, on pourrait la dire forte, énergique et équilibrée, avec « la volonté de ne saisir que l’essentiel du réel » ne cédant jamais à la mièvrerie. A travers ses toiles, notamment ses sous-bois ou paysages d’hiver, se dégagent également harmonie mais parfois aussi nostalgie et mystère, incitant le spectateur à la rêverie, voire à la mélancolie. Ses natures mortes et ses bouquets de fleurs aux harmonies de couleurs recherchées, parfois de facture moins traditionnelle, laissent entrevoir la grande sensibilité de l’artiste.

Si son environnement naturel reste une source permanente d’inspiration, André LEVICKY aime à diversifier sa création. Ainsi il a su rapporter de ses voyages en Ecosse, en Espagne, en Italie, lumières et couleurs qu’il nous restitue à travers ses œuvres plus récentes.
En 1976, l’école de peinture de la MJC est créée. Il en assurera bénévolement les cours, « pour l’amour de l’art ». Il aura également une place importante au sein de l’association des « Amis des arts » de l’agglomération pontoise , « sa seconde famille », à laquelle il adhère en 1960
et dont il sera le Président durant cinq années.

En 1987, lors de l’inauguration du lycée
la Pléïade, l’une de ses œuvres sera sélectionnée et offerte au Président de la République, François Mitterand, venu à Pont-de- Chéruy pour la circonstance. En 1989, à l’occasion du bicentenaire de la révolution française, il offrira également
à chacune des communes de l’agglomération une toile commémorative. A noter également l’acquisition par le Conseil Général de l’Isère de 2 toiles lors de sa dernière exposition en mairie.
De nombreuses expositions jalonnent sa carrière d’artiste dont 14 personnelles. On retrouve ses œuvres dans nombre de pays ( Ecosse, Italie, Allemagne, Tchéquie, Algérie, Ukraine, U.S.A…). Reconnu en France comme à l’étranger, André LEVICKY s’est vu attribuer de nombreuses récompenses dont certaines prestigieuses. C’est ainsi qu’en 2001, il a reçu à Paris, la médaille d’or de l’Académie Arts Sciences et Lettres pour l’ensemble de son oeuvre.
Enfin, et comme pour ajouter encore au charme de son lieu de vie, avec l’aide d’amis, il a érigé en 1999 une petite chapelle, la chapelle Saint-André, havre de paix où il aime à se recueillir.

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